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La chapelle, Fresques, Le Scouëzec, Rénovation ![]() Sur le plateau des Hogues, dominant les deux vallées de l'Orne et du Noireau, se tient une chapelle qui date du milieu du XVIe siècle. Les anciens racontent, et quelques vieilles estampes en témoignent, la venue de processions dans le chant des cantiques, au son gracieux des tinterelles. Au début du XXème siècle, les antiques processions ont disparu et la vieille chapelle menace ruines. En 1932, les paroissiens de Saint-Marc-d'Ouilly se ressaisissent : charpente, clocher, murs et plafonds sont remis en état; le 27 août 1933, les fils reprennent avec foi les gestes de leurs pères, et depuis, c'est là que se tient chaque année, le dimanche qui suit le 15 août, le Grand Pardon normand de Saint-Roch.
En 1932, outre la réfection complète du bâtiment,
70 m2 de fresques sont peintes par un grand artiste du Salon d'Automne et des Artistes Français, titulaire de plusieurs bourses du gouvernement pour voyage d'étude aux colonies : Maurice Le Scouëzec.
La facture en est un peu fruste et brutale ; le détail inutile est volontairement négligé mais la composition et les attitudes sont si expressives, dans un coloris très doux, qu'il en résulte une impression de force, de vie et aussi de recueillement. En 1984, un polonais, Marek Sobczyk, restaure les huit fresques originales de Maurice Le Scouëzec, et laisse les deux fresques de l'autel et du fond de la chapelle. ![]() Bien que sa famille soit originaire de la région de Lorient en Bretagne, Maurice Le Scouëzec est né au Mans (Sarthe) le 1er octobre 1881. Il est décédé à Douardenez (Finistère) le 1er mai 1940. Cet artiste, par trop méconnu, a côtoyé tout au long de sa vie les artistes importants de son époque tels que Modigliani ou Picasso : 3.717 de ses œuvres sont répertoriées à ce jour.
Fin 2003, l'état de détérioration des fresques du mur sud de notre chapelle a nécessité une rénovation devenue inévitable. |