Blason de Pont-d'Ouilly : “de gueules au pont de trois arches d'or sur une rivière d'azur où nage un poisson aussi d'or, surmonté d'un léopard du même”.
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Calendrier et Manifestations

Histoire - Saint-Christophe

L'usine de Saint-Christophe

Son origine remonte à 1852, époque à laquelle François-Louis Huet, marchand et fabricant à Condé-sur-Noireau, demande l'autorisation de remplacer son moulin à blé, dit Moulin-Potel, par une filature de coton. Il utilise comme force motrice une installation hydraulique sur la rivière et une puissante machine à vapeur.
Vendue à M. Jules Germain, l'entreprise prend un nouvel essor à partir de 1891. Mais, le 8 décembre 1906, un incendie détruit totalement les principaux bâtiments. Près de cent vingt ouvriers, qui étaient employés à la filature, se retrouvent sans travail.
En 1913, l'usine est achetée par M. Jacques Rebour. Cet industriel parisien construit des automobiles sous la marque Touriste. Agrandis, les nouveaux ateliers en charpente métallique vont fournir les boîtes de vitesse.

En 1914, lorsque la guerre éclate, l'usine alors en pleine activité subit de plein fouet une brutale pénurie de main d'œuvre en raison de la mobilisation de ses employés. Mise en sommeil, puis réquisitionnée, l'usine est transformée en fabrique d'obus pour canons de 75 mm. Une fois usiné, l'obus subit de multiples mesures et vérifications concernant le poids, la longueur, le diamètre, la résistance à l'éclatement. Cette tâche méticuleuse est réservée aux femmes, une main-d'œuvre aux mains expertes dont le renfort est très apprécié de la direction de l'usine en ces temps de mobilisation générale des hommes. Pour maintenir son rythme de production, l'usine tourne nuit et jour avec un effectif de 500 à 600 ouvriers, composé d'hommes non mobilisables ou rappelés du front en raison de leur savoir-faire, de femmes, d'adolescents, de réfugiés belges ou encore de travailleurs coloniaux marocains ou indochinois.

Cantine de Cossesseville Cette importante colonie ouvrière ne vas pas sans poser de problèmes de logement et de ravitaillement. Des cantines sont installées, l'une dans une auberge, l'autre dans les bâtiments de la ferme du château de Cossesseville.

Publicité JR A la fin des hostilités, l'usine abandonne aussitôt sa production d'obus. M. Rebour la reconvertit alors en fabrique de meubles en bois blanc (cuisines, cabinets de toilette), de lits métalliques et fourneaux de cuisine sous la marque JR, puis arrête toutes ces activités en 1925.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'usine est réutilisée pour la fabrication de maisons préfabriquées en bois, puis comme centre de dépôt et de maintenance pour du matériel routier de la société Bourdin, Chaussé & Cie. Finalement, l'ancienne usine Rebour ferme définitivement ses grilles en 1960.
En 1979, la commune de Pont-d'Ouilly achète les bâtiments à M. Rebour pour en faire une zone artisanale : la cheminée, ultime vestige de l'ancienne filature, est abattue le 3 décembre 1981.

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