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Artiste peintre de Pont d'Ouilly, Jean-Claude Dominguès était connu, entre autre, pour ses extravagances. Sorti de l'école des Beaux Arts, il a très vite délaissé le style académique pour se lancer dans une production qu'il espérait commerciale : des Poulbot, des marines et de l'art moderne qu'il qualifiait gentiment de gribouillage transcendantal. Automne 1980, Jean-Claude Dominguès exposait à Condé : Nous sommes en pleine subjectivité avec l'exposition de Dominguès actuellement visible à la librairie La Spirale, rue de Vire.
D'une peinture abstraite à la transposition d'objets familiers et, pour l'œil qui s'y attarde, voilà du même coup une curiosité aiguisée.
Rien ne peut davantage faire plaisir à cet artiste d'une trentaine d'années que seule véritablement l'indifférence navre. Voici ce qu'écrivait Gilles Nadin dans Les Echos de la Suisse-Normande du 17 novembre 1983 : La fin tragique de Jean-Claude Dominguès nous touche. Avec lui, disparaît un personnage, un de ces hommes qui passent dans la vie des autres en laissant une empreinte - une patte faudrait-il dire en hommage à l'artiste. ![]() Une silhouette d'hidalgo, avec un chapeau extravagant : il s'était composé une carrure d'artiste que tout le monde connaissait bien dans la région. Ses idées sur l'Art et sa valeur réelle dans notre société, il aimait les exposer près d'un de ses tableaux. Et ses conceptions frappaient par leur justesse, leur pertinence. Il savait jusqu'où on peut aller trop loin - puisqu'il cultivait l'insolence et l'humour noir à côté de la fraîcheur. Lors de son exposition à la librairie La Spirale, en 1981, les Condéens avaient pu apprécier sa production. Quelques œuvres étaient là avec l'intention de choquer ; mais, à côté, des tableaux traditionnels, d'inspiration réaliste, prouvaient son sens de l'esthétique. Oh, bien sûr, tout cela, tout ce que j'écris, ce ne sont que des mots - ces mots dont il appréciait le dérisoire et les multiples facettes. J'entends son petit rire moqueur, si caractéristique. Adieu l'artiste ! |